"Pour la collecte le premier jour de chaque semaine, chacun mettra de côté

chez lui ce qu'il aura réussi à épargner".

(Jean 16, 1-2)

 

Toute demande de messe à la paroisse Saint Jean-Baptiste de Bastia

doit parvenir au secrétariat : 04 95 55 24 60 ou au prêtre.

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  • L'intention
Les intentions de messes sont diverses.
L’intention de messe qui est la plus courante est de prier pour les défunts, pour qu’ils accèdent à la plénitude de la lumière de Dieu par l’action salvatrice du Christ actualisée dans l’Eucharistie célébrée. Pour les défunts, le prêtre peut citer l’intention au mémento des défunts dans la prière eucharistique.
Mais ce n’est pas la seule intention possible. On peut prier pour des jeunes mariés, des nouveaux prêtres, un malade, pour un parent, un ami, pour soi-même, pour la vie du monde, pour la vie de l'Église… en action de grâces pour des noces d'or ou d'argent, pour un jubilé sacerdotal, pour une guérison, une paix retrouvée… Pour garder une certaine discrétion, on indiquera alors que l’on prie pour « une intention particulière ».
  • L'offrande
Le montant de l'offrande est proposé par l'Assemblée des Évêques. Mais en aucun cas la grâce reçue ne dépendra de la somme ! Le montant proposé par les évêques nous permet de rester raisonnables !
Pour une messe, l’offrande s’élève actuellement à 17€ au 1 janvier 2014 (Cf Conférence des Evêques).
  • La date
Le fidèle peut spécifier la date à laquelle il souhaiterait que la messe soit célébrée, afin de s'y unir par sa présence et ou prière. La date, l'heure ou le lieu dépendent des célébrations habituelles de l’eucharistie dans les paroisses.

 

Pourquoi faire dire une messe à une intention particulière ? 
Le sacrifice de la messe est une eucharistie, c’est-à-dire une action de remerciement, de louange et de joie pour le sacrifice de Jésus qui réconcilie l'homme avec son Père. Il est offert en mémoire de l'Eucharistie que célébra Jésus-Christ lui-même une fois et pour tous : "Ceci est mon corps livré pour vous. Ceci est mon sang versé pour la multitude."
L’Église permet aux fidèles de s’associer plus étroitement à ce sacrifice offert pour tous par une intention particulière confiée au célébrant, à qui on a toujours reconnu la possibilité de joindre cette intention particulière à l’intention générale.
La messe n’a pas de prix. Mais dès les origines, les fidèles ont voulu participer à l'Eucharistie par des offrandes en nature ou en espèces. Elles étaient destinées à assurer les frais du culte, la subsistance des prêtres, la vie de l'Église. C'est l'origine de la pratique des "honoraires de messe", qui date du VIIIe siècle et qui s'enracine dans l'Ancien Testament où le prêtre recevait une part des sacrifices faits à Dieu. Le prêtre doit toujours pouvoir "vivre de l'autel". Le code de droit canonique légitime cette pratique (C.945) et la réglemente (C.946 et suivants). La vie matérielle de l'Église et de son clergé repose donc sur cette contribution volontaire des fidèles.
Doctrine
La législation canonique réglemente les offrandes afin de préserver la pureté du geste. Le mystère célébré n’ayant pas de valeur pécuniaire, l’offrande sauvegarde cette inadéquation et permet d’éviter tout trafic. L’Église ne commercialise pas le don gratuit de Dieu dans l’Eucharistie mais accepte la participation des fidèles au sacrifice de la messe, à la vie de l’Église et de son clergé.
Il existe deux types d’offrandes : le don fait manuellement et le produit d’un don ou d’une fondation. Dans les deux cas, s’établit un contratentre le donateur qui apporte une intention avec une offrande et le prêtre qui accepte l’intention et reçoit l’offrande. Le prêtre est tenu en toute justice de célébrer la messe à cette intention. Les intentions immorales ne peuvent évidemment être retenues.
Les registres de messes de la paroisse et du prêtre facilitent le respect de toute justice et sont contrôlés régulièrement.
  • La messe confiée (offrande donnée directement)
Tout prêtre peut recevoir une intention avec son offrande, la refuser pour de justes raisons ou la transmettre à un autre prêtre en s’assurant que la messe est bien célébrée. L’offrande est destinée au célébrant comme honoraire. De plus en plus, elle est confiée à une caisse commune diocésaine. Elle peut être supérieure au tarif. Le droit du pauvre reste sauf.
Le fidèle se montre solidaire de la vie de l’Église par son offrande.
Le prêtre célèbre une seule messe par jour à une intention particulière. Les demandes trop nombreuses peuvent être acceptées et confiées à un autre prêtre.
Un prêtre ne peut pas toujours célébrer une messe à une intention particulière. En effet, le curé en charge de sa paroisse (comme l’évêque en charge d’un diocèse) doit célébrer une messe "pro populo" le dimanche et les jours de fête. Cette messe pour le peuple n’a pas de contrepartie financière.
Souvent les fidèles demandent aux prêtres de célébrer la messe à leur intention le dimanche parce qu'ils sont à la messe ce jour-là. Si ce n'est pas possible, il est fait mention de l'intention le dimanche et une autre messe sera célébrée un autre jour. Ainsi la communauté paroissiale est associée à la prière pour les intentions particulières de ses membres.
Dans le cas de la concélébration, ou du binage et du trinage (le prêtre doit célébrer 2 ou 3 messes le même jour), le prêtre ne garde qu’une offrande ; les autres offrandes sont transmises au diocèse.
  • La messe fondée (l’offrande est produit d’une fondation)
Un capital est affecté de manière régulière et à des conditions précises à la célébration de messes pour une intention déterminée. Le but pieux du donateur sera respecté.
Toute modification se fait pour des causes justes sous le contrôle de la congrégation du clergé.
En savoir plus :
" Les offrandes de messe dans la tradition de l'Église" document de l'Épiscopat, paru dans le bulletin du secrétariat de la conférence des évêques de France n° 6 avril 1997