«Qui n'avance pas recule !»

 

«Celui qui prie le mieux c'est celui qui prie avec l'Eglise» disait déjà saint Augustin. En essayant de nous approprier certains textes de la tradition (comme les collectes de la messe), nous pouvons renouveler notre façon de prier. En effet, la routine n'est pas bonne dans le cas de la vie spirituelle.

Seigneur dans ta mystérieuse providence, tu envoies les anges pour nous garder ; daigne répondre à nos prières en nous assurant le bienfait de leur protection et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours. (Collecte du 2 octobre, mémoire des Anges Gardiens)

Ne pas avancer c'est reculer et nous ne cessons de reculer qu'autant que nous avançons. Si nous ne voulons pas reculer, il faut toujours aller de l'avant. Saint Bernard dit même que «dans le chemin de la vertu, il n'y a point de milieu entre monter et descendre, entre avancer et reculer.»

Nous fêtons aujourd'hui les anges gardiens, non pour retomber dans un «culte des anges» dénoncé par le Nouveau Testament (Col 2,18; Ap 19,10 ; 22,8-9), mais pour connaître dès maintenant «la joie de vivre en leur compagnie».

Dans un monde comme le nôtre où le seul horizon est souvent le matérialisme, cela peut nous stimuler dans notre marche en avant. C'est aussi un rappel du but que nous cherchons tous : le vrai bonheur (qui pour un chrétien reste une relation pleine et belle avec Dieu).

En retour, cela nous permet de mieux aimer notre monde et de servir nos frères en humanité.