SAINT ANTOINE DE PADOUE

Du 26 septembre au 2 octobre 2016, les reliques de saint Antoine de Padoue seront à Bastia. Dans notre paroisse, elles seront présentes pour deux célébrations avec les enfants du catéchisme de la ville, mardi 27 et jeudi 29 septembre à 17 h ; tandis qu'une célébration pénitentielle sera proposée à Notre Dame des Victoires vendredi 30 septembre après-midi.

C'est l'occasion de rappeler ce saint si sympathique, grand défenseur des pauvres, surnommé « le saint de tout le monde » par Léon XIII. Mais saint Antoine c'est aussi un bon théologien, des écrits duquel on a tiré un docteur pour l'Eglise universelle (1946).

Tout commença avec sa carrière de prédicateur. Dès qu'il arrivait quelque part, les boutiques fermaient, les villes se vidaient. Il parlait sur une estrade, dans la campagne, devant vingt mille personnes et plus. Aujourd'hui, il prêcherait tous les dimanches à la messe télévisée !

Pourtant, il ne forma jamais le dessein de prêcher. A 28 ans, son humilité le portait plutôt à se refermer sur la prière parmi ses frères de l'ermitage de Monte Paolo en Italie.

Il se préparait à passer le reste de ses jours dans cette solitude. Mais les desseins de Dieu étaient tout autres. C'est en effet par une disposition providentielle qu'il se trouva désigné pour la prédication : cet homme qui avait étudié à Lisbonne et Coïmbre (Portugal), avant d'entrer chez les Franciscains, s'étant rendu avec ses frères à une ordination à la cathédrale de Forli (Italie), fut désigné par son supérieur pour remplacer au pied levé le prédicateur qui était absent ce jour-là (24 septembre 1223). Il fit si bien son travail que tous durent reconnaître le charisme dont Dieu l'avait gratifié.

Ce 24 septembre notre diocèse se retrouvera à Casamaccioli, autour de notre évêque, pour célébrer l'année sainte. Occasion de demander à « A Santa » et à frà Antone des chrétiens qui osent confronter leur vie avec la Parole de Dieu pour témoigner devant les autres.

Comme disait saint Jean Chrysostome, commentant la parabole des talents : « Il fallait placer mon argent à la banque (Mt 25,27) c'est-à-dire qu'il fallait parler, exhorter, conseiller. « Mais réplique l'autre, les gens ne m'écouteront pas » A quoi le maître répond : « Cela n'est pas ton affaire ». Tu aurais pu au moins mettre cet argent en dépôt et me laisser le soin de le redemander, et je l'aurais réclamé avec les intérêts – entendant par là les œuvres qui procèdent de l'écoute de la Parole -. »

Nous avons seulement à fournir la part la plus facile du travail et Lui laisser la plus difficile, conclut saint Jean Chrysostome.